Association acadienne de la région de la capitale nationale

"Se rassembler pour mieux rayonner"


 
 

La vie acadienne

Dans la région de la capitale nationale, les Acadiens et Acadiennes profitent des efforts de l'Association dans plusieurs domaines, notamment :

  • L'organisation d'activités communautaires;
  • La diffusion des nouvelles sur la culture, la politique, les activités communautaires, les sports, etc.;
  • L'histoire des étoiles de l'Acadie;
  • Le saviez-vous ?
  • autres...

Voici quelques exemples d'activités organisées en partie ou entièrement par l'Association acadienne de la région de la capitale nationale :

Le Party de Noël acadien le 25 novembre 2006

La fête nationale des Acadiens le 15 août 2006 (5 à 7 au Pub Yesterday's sur la rue Sparks, Tintamarre sur la rue Sparks et au Parlement et Fayo en spectacle à Orléans)

Spectacle d'Ode à l'Acadie au Festival Franco Ontarien

Souper annuel au Homard avec encan silencieux

Spectacle du Village Historique Acadien

Sortie cabane à sucre

Déjeuner-causeries
Spectacle de L'écho d'un peuple
Soirées acadiennes à la Brasserie Grace O'Malley's-est sur la rue Ogilvie
Plusieurs soirées acadiennes style 5 à 7 en ville
Spectacle de MadrigaÏa au Centre national des arts
Spectacle de Glamour Puss à la maison de la culture à Gatineau
Spectacle des Muses à la maison de la culture à Gatineau
Rencontre des descendant de Jean Roy (Premier Roy Acadien)
Exposition "Bonhommes" de l'artiste acadien Michel Thériault
Spectacle de musique et de contes traditionnels acadiens grande soirée acadienne, égayée par l'orchestre « J'm'en rappelle » du Village Historique acadien
Session de croissance personnelle
Spectacle de Emergency Broadcast System, un groupe de Bathurst

...par le bias du communiqué principal, Acadialogue, les Acadiens et Acadiennes le la région profitent également d'un éventail de nouvelles!

 

Le 15 août dans la région de la capitale

Les festivités du 15 août furent un succès. Les acadiens de la région de la capitale nationale ont pu se faire entendre et ainsi démontrer leur fierté envers leur culture. Il y a eu une entrevue à la radio de Radio-Canada qui a diffusé des chansons acadiennes tout au long de la journée. La télévision de Radio-Canada s'est également déplacée afin de filmer notre tintamarre, une photo est apparue dans « l'Acadie Nouvelle » et nous avons eu une entrevue avec le journal francophone d'Ottawa « L'Express d'Ottawa ».

Il y a eu une rencontre au Yesterday sur la Sparks où des musiciens acadiens (Gastouche, Michel Henry et Jean-Philippe Richard) et des décorations acadiennes nous ont permis de nous sentir « che-nous ». Le pub était rempli à craquer. Comme l'indique la tradition, à 18h00, le tintamarre a débuté et s'est rendu au Parlement pour ensuite revenir sur la Sparks. Plus de 175 Acadiens et amis des Acadiens ont emmené leurs chaudrons et se sont costumés aux couleurs du drapeau acadien pour venir parader.

La soirée s'est terminée à Orléans au centre de la MIFO où Fayo a présenté un spectacle intime à quelques 60 spectateurs.

Merci à tout ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réussite de la Fête nationale des Acadiens à Ottawa.

Merci au comité du 15 août : Annick Koster Doucet, Simone Stewart, Jason Deveau, Cindy McGraw et à ceux qui se sont impliqués le jour même, entre autre : les musiciens, Nadine Comeau, Valérie Quintal, Rachelle LeBlanc, Sylvain Roussel, Valérie Savoie, Gina Hébert, René Thériault, Cynthia Doucet.

C'est un rendez-vous l'an prochain !

Julie Savoie
Présidente par intérim de l'AARCN

 

Les étoiles de l'Acadie

Issues de paroisses, villages et villes des quatre coins de l'Acadie, elles sont nombreuses à avoir atteints le plus haut sommet des univers dans lesquelles elles excellent ou excellèrent. Ces Acadiens et Acadiennes ont travaillé très fort afin de démontrer leur savoir-faire au reste du monde. Ce sont des Acadiens et Acadiennes comme vous et moi, mais ce sont surtout nos étoiles de l'Acadie!

Vous avez une étoile acadienne à nous suggérer? Faites-le nous savoir en nous écrivant à l'adresse suivante : acadialogue@aarcn.ca.


Louis J. Robichaud
Né à Saint-Antoine en 1925, Louis Joseph Robichaud obtient un baccalauréat ès arts de l'Université du Sacré-Coeur de Bathurst en 1947, et exerce le droit à Richiboucto pendant quelques années. Élu député du comté de Kent aux élections provinciales de 1952, il prend la tête du Parti libéral du Nouveau-Brunswick en 1958 et devient premier ministre deux ans plus tard. Premier Acadien à accéder à ce poste, Louis J. Robichaud conserve le pouvoir jusqu'en 1970. Ensuite de 1973 à 2000, il siège au Sénat canadien.

Au cours de ses trois mandats, le gouvernement Robichaud a réalisé de nombreuses réformes sociales au Nouveau-Brunswick. Rassemblées dans le cadre d'un programme appelé "Chances égales pour tous", ces mesures visaient à centraliser l'administration des programmes sociaux, afin de minimiser les inégalités persistant dans plusieurs domaines tels l'éducation, les soins hospitaliers, ainsi que la justice.

En effet, avant l'arrivée au pouvoir de Robichaud en 1960, les comtés avaient la charge de leur administration. Il en résultat que les comtés pauvres, concentrés surtout au nord de la province et regroupant une bonne partie de la population francophone, disposaient de moins de ressources que les comtés du sud. Le programme "Chances égales pour tous" a permi de réduire ces disparités. D'ailleurs, pour assurer à tous les Acadiens l'accès à l'éducation, le gouvernement Robichaud à participé à la création de l'Université de Moncton en 1963, étape marquante de la modernité acadienne. Autre mesure importante pour les Acadiens, le gouvernement Robichaud adopte en 1969 la Loi sur les langues officielles, faisant du Nouveau-Brunswick la seule province officiellement bilingue du Canada.

Antonine Maillet
Née à Bouctouche au Nouveau-Brunswick, Antonine Maillet a réalisé ses études supérieures à l'Université de Moncton, de Montréal et à l'Université Laval, où elle a également enseigné la littérature et le folklore.

Suite à l'obtention de son doctorat en 1970, Antonine Maillet publie "La Sagouine" en 1971 et confirme son statut d'écrivaine tant en Acadie qu'à l'étranger.

Auteure de renommée mondiale, elle compte aujourd'hui plus de trente textes à son actif et l'Acadie continue de lui servir de source d'inspiration.

Parallèlement à sa carrière de romancière et de dramaturge, Antonine Maillet est souvent appelée comme conférencière, et elle représente l'Acadie tant à l'échelle nationale qu'internationale. Elle s'est aussi vue décerner plusieurs doctorats honorifiques et de nombreuses distinctions. Mentionnons qu'elle a été la première écrivaine non-originaire de France à recevoir le prix Goncourt en 1979 pour Pélagie-la-Charrette. Elle fut aussi la première femme canadienne à obtenir les insignes de Commandeur de l'Ordre national du mérite de l'ambassadeur de France au Canada en 1997. Antonine Maillet a occupé la fonction de chancelier de l'Université de Moncton de 1989 à 2000.

Joseph-Maturin Bourg
Né le 9 juin 1744 à Rivière-aux-Canards (près de Canard, Nouvelle-Écosse), prêtre, spiritain et vicaire général en Acadie, Bourg fut le premier missionnaire acadien à revenir en Acadie après le Grand dérangement. Lorsqu'il termina ses études en théologie, Bourg fut envoyé auprès des Acadiens dispersés en Nouvelle-Écosse, qui comprenait alors le territoire actuel du Nouveau-Brunswick ainsi que la Gaspésie. Plusieurs de ces établissements acadiens n'avaient pas reçu la visite d'un prêtre depuis de longues années. L'abbé Bourg s'établit à Tracadièche.

De son vivant, l'abbé Bourg rendit de nombreux services aux autorités en négociant plusieurs traités et en arrivant à plusieurs ententes touchant les relations entre acadiens, autochtones et les gouvernements. L'abbé Bourg s'est dépensé sans compter au service des Acadiens à une époque où les missionnaires étaient rares. En plus des secours spirituels qu'il apporta aux Acadiens, sa présence servit sans doute à redonner confiance à ce peuple déchiré par la déportation, quelques dizaines d'années auparavant.

Louis Mailloux
Louis Mailloux naquit à Caraquet le 4 octobre 1855 du mariage de Philippe Mailloux et de Rose Thériault. La vie de ce brave jeune homme fut très courte car, alors qu'il n'avait que 19 ans, Louis Mailloux laissa sa vie dans l'une des plus importantes luttes pour la survie de la francophonie et de la culture acadienne de l'histoire du Nouveau-Brunswick.

Après la création de la province du Nouveau-Brunswick, les Loyalistes manifestèrent peu d'intérêt envers l'éducation catholique. En 1875, Devant la perspective d'une double taxation (une taxe officielle et une autre taxe pour supporter les écoles catholiques), les Acadiens de Caraquet décidèrent d'organiser un mouvement de protestation. Plusieurs paroissiens refusèrent de payer la taxe scolaire. Le conseil de la municipalité décida de remplacer les syndics élus à la réunion publique par des syndics choisis parmi les anglo-protestants qui avaient payé leur taxe. Ces nouveaux syndics furent chassés par un groupe de citoyens acadiens qui n'étaient pas prêts à se laisser dominer. Les anglo-protestants, sous la conduite de Robert Young, membre du Conseil exécutif de la province, décidèrent de convoquer la milice de Newcastle afin d'arrêter les "révoltés".

Au cours d'une perquisition ayant eu lieu le 27 janvier 1875, à la maison d'André Albert située rue des Patriotes à Caraquet, près du bureau de poste actuel, les membres de la milice entendirent du bruit au grenier et firent feu. Dans les minutes qui suivirent, le constable John Gifford de Newcastle fut mortellement atteint d'une balle. Après l'instant de panique, on constata que plusieurs Acadiens cachés dans le grenier avaient été blessés. C'était le cas du jeune Louis Mailloux, qui baignait dans son sang. Les miliciens tentèrent de rattraper les Acadiens en fuite pendant que les voisins descendaient le jeune blessé du grenier. Louis Mailloux rendit l'âme le lendemain matin. Son corps fut inhumé à Caraquet le 2 février 1875 dans le cimetière situé près du Colisée.

Après cet incident connu aujourd'hui comme l'Émeute de Caraquet, les autorités provinciales tentèrent de retracer les vrais coupables. Neuf Acadiens furent arrêtés et traduits en justice (Chiasson vs the Queen) pour répondre du "meurtre" du constable Gifford. Un premier procès détermina que le jeune Mailloux était mort d'une balle de pistolet tirée par une personne inconnue. Après de nombreuses tournures, le procès de Jos Chiasson dû être renvoyé pour vice de forme.

Yvon Durelle
N natif de Baie Ste-Anne, Yvon Durelle a fait ses débuts dans le ring à l'âge de 16 ans, à Miramichi, en remportant la somme de huit dollars après avoir mis son adversaire K.-O. au premier round. Champion canadien de boxe de 1953 à 1957, il est également champion des mi-lourds de l'Empire britannique en 1957. En décembre 1958, ce pêcheur du petit village de Baie-Sainte-Anne est passé à un cheveu (et à un règlement) de devenir le champion du monde de boxe.

Il fait 25 degrés sous zéro à Montréal. À l'intérieur du Forum, rue Sainte-Catherine, la température atteint à peine 10 degrés. Les 9 000 spectateurs grelottent de froid en attendant les deux combattants. Nous sommes le 10 décembre 1958. Au Canada et aux États-Unis, les amateurs de boxe se sont réunis devant leurs postes de télévision pour assister au combat de championnat du monde des mi-lourds.

D'un côté le champion : Archie Moore, un Américain de 42 ans, détenteur du titre depuis six ans. Il a défendu sept fois sa ceinture de champion sans grande difficulté. De l'autre, le prétendant : Yvon Durelle, 29 ans, un pêcheur de Baie-Sainte-Anne, au Nouveau-Brunswick. Durelle possède une force naturelle étonnante. Il ne s'entraîne presque pas. Les parieurs donnent un avantage de quatre contre un au champion contre ce relatif inconnu. Pour Moore, le combat est dans la poche.

Dès le son de la cloche, Durelle se lance à l'attaque. Il profite de l'effet de surprise pour donner un solide coup de la droite à son adversaire, qui tombe au plancher. Moore est sonné, mais il se relève. Dans son autobiographie, le champion en titre revit ce moment de surprise : « La première fois où il m'a descendu, je me suis dit : "Ce gars-là peut vraiment frapper!" Il lui a suffi d'un coup de poing! » Ce n'est pas fini. Yvon Durelle saute sur l'occasion et envoie le champion étourdi au tapis une deuxième fois. Et une troisième, tout cela avant la fin du premier round. »

Si les règlements habituellement en vigueur avaient été appliqués, Durelle l'aurait emporté dès le premier round, puisqu'il avais envoyé son adversaire trois fois au plancher. Habituellement, lorsqu'un boxeur tombe trois fois, il perd le combat. Le règlement existait déjà à l'époque. Mais, pour ce combat, et ce combat seulement, on avait décidé de ne pas appliquer le règlement. Yvon Durelle en fut la victime.

Durelle est monté dans le ring 114 fois au cours de sa carrière, remportant 87 victoires. D'une générosité peu commune, le boxeur a donné une partie de ses gains à des oeuvres de charité. Membre du Temple de la renommée du sport canadien et du Temple de la renommée de la boxe canadienne, la fierté de Baie-Sainte-Anne est demeurée modeste.

Stanislas-François Poirier
Stanislas Poirier, instituteur, juge de paix, agriculteur et homme politique, fut le premier Acadien à siéger à la Chambre des communes. Il naquit le 7 mai 1823 à Tignish, Île-du-Prince-Édouard, fils de Pierre Poirier et de Marie-Blanche Gaudet. Il y épousa Margaret Carroll le 11 avril 1847 et ils eurent dix enfants.

Stanislas-François Poirier fréquenta d'abord l'école élémentaire de son village puis poursuivit durant trois ans des études au Collège St. Andrew, établissement du diocèse catholique de Charlottetown. Il y acquit la maîtrise de l'anglais et, en 1843, il commença à enseigner à Tignish. L'année suivante, le bureau d'Éducation le reconnut comme instituteur de première classe et il devint ainsi l'un des premiers Acadiens de l'île à obtenir un tel certificat. En 1851, on le nomma juge de paix.

Poirier quitta l'enseignement en 1854 pour se lancer en politique. Pourvu de moyens financiers très modestes (ses adversaires politiques lui rappelaient d'ailleurs sa « pauvreté » à l'occasion des campagnes électorales), il devint peu après agriculteur à Tignish afin de mieux subvenir aux besoins de sa grande famille. Au cours des 43 années qui suivirent, il brigua les suffrages à 13 élections provinciales et 8 fédérales, toutes dans la circonscription de Prince, et fut défait trois fois dans le premier cas et quatre fois dans l'autre. Il devint ainsi le premier Acadien à siéger à la chambre d'Assemblée de l'Île-du-Prince-Édouard et à la chambre des Communes.

Jean-Yves Thériault
Toute personne qui connaît le kickboxing a déjà entendu parler de Jean-Yves Thériault. C'est une légende vivante de ce sport. Né le 15 janvier 1955 à Paquetville, Nouveau-Brunswick, il a débuté sa carrière dans les arts martiaux avec le jiu-jitsu à l'âge de 17 ans, discipline dans laquelle il a obtenu sa ceinture bleue. Après six mois seulement d'entraînement, Jean-Yves remporte sa première compétition de kickboxing. Deux ans et demi plus tard, après beaucoup de travail et de détermination, il remporte le Championnat canadien de kickboxing, chez les poids moyens. En 1980, il gagne le titre de Champion du monde, titre qu'il a conservé pendant 15 ans!  De ses 76 combats en carrière, Jean-Yves Thériault en remporta 69, dont 61 par knockout.

Même s'il a pris sa retraite le 1er décembre 1995 (après avoir mis KO Marcus Reid au 3e round), Jean-Yves s'entraîne toujours cinq fois par semaine et enseigne le kickboxing, ici à Ottawa. C'est un modèle contemporain pour tous les adeptes des arts martiaux. Humble, honnête et terre à terre, Jean-Yves est un père dévoué et un ami pour tous ses élèves. Jean-Yves est un athlète naturel qui s'entraîne très fort en plus d'être très doué. Son nom de ring est Iceman en raison de son regard glacial intimidant et de son attitude décontractée dans le ring. Il est également l'auteur d'un livre sur ses techniques de combat gagnantes et possède une série de bandes vidéos sur la science des sports de combat. Il a été le sujet d'un film de 90 minutes produit par l'Office national du film (ONF). Il fut également nommé Athlète de la décennie par l'Association des rédacteurs sportifs du Nouveau-Brunswick.

Robert Maillet
Né le 26 octobre 1969 à Ste-Marie-de-Kent au Nouveau-Brunswick, Robert Maillet est également connu sous le nom de Acadian Giant ou Kurrgan. Ce géant acadien de 7 pieds et 350 livres rêvait de joindre les rangs de la lutte professionnelle depuis son enfance. Robert avait comme idoles André The Giant, Hulk Hogan, Bret Hart et Randy Savage. Aux études, Robert Maillet excellait au ballon-vollant et à temps partiel, travaillait comme portier dans les bars. Un jour, en rencontrant à une partie de hockey le lutteur Stephen Petipas, également originaire des maritimes, Robert Maillet convint Stephen de l'aider à s'entrainer. Ce fut le début de la carrière de lutteur professionnel du Géant Acadien chez la World Wresting Federation (WWF). Le physique impressionnant et la force quasi surhumaine de Robert Maillet lui permirent d'atteindre les plus hauts sommets de la lutte professionnelle. Il cotoya et affronta sur le ring les Mankind, The Jackyl, Giant Warrior, The Undertaker, Bret Hart, Jim Duggan et d'autres des plus grands lutteurs professionnels de l'histoire de la WWF.

 

 

 

Le saviez-vous?

Évangéline est la plus connue des héroïnes acadiennes que la littérature ait produites. Dans les dernières décennies du 19e siècle et la première partie du 20e siècle, elle suscite une prise de conscience collective chez de nombreux Acadiens et Acadiennes à la recherche d'un sentiment d'appartenance à une identité culturelle.

Le poème Évangeline : A Tale of Acadia, de l'Américain Henry Wadsworth Longfellow, a été publié en 1847. Il raconte l'histoire d'amour de deux jeunes prétendants, Évangéline et Gabriel, qui ont grandi ensemble dans le village de Grand-Pré. Il décrit ce coin du monde comme une terre de paix et d'abondance, un paradis terrestre, une Arcadie du Monde Nouveau. Ce paradis est perdu lors de l'événement tragique de la Déportation (1755-1763). Les deux fiancés sont séparés, placés dans des bateaux différents qui transportent leur cargaison humaine vers les colonies britanniques situées le long la côte atlantique et devenues par la suite les États-Unis d'Amérique.

Dans la deuxième partie du poème, Évangéline recherche son fiancé, Gabriel. Après de longues années de pérégrinations, elle aboutit à Philadelphie et renonce finalement à retrouver son amour. Elle devient alors soeur de la Charité et se consacre au service des malades et des plus démunis de la ville. Au bout de quelques temps, une épidémie de variole fait des ravages dans la population. Parmi les malades amenés à l'hôpital où elle travaille, Évangéline reconnaît un jour son Gabriel. Celui-ci, mourant, expire dans ses bras. Le coeur brisé, l'héroïne ne tardera pas à suivre son fiancé dans la tombe.

Dans le poème, Évangéline est dépeinte comme une personne loyale, modeste, altruiste, fidèle, patiente et pieuse. Bref, elle représente l'idéal de la femme victorienne. Son courage, ses épreuves et son amour immuable pour Gabriel ont conquis l'admiration et le respect de générations de lecteurs, en Acadie et ailleurs.

Le saviez-vous?

Le 8 novembre 1603, Pierre Dugua, sieur de Mons, reçoit d'Henri IV, roi de France, le titre de « lieutenant-général pour le roi, et l'équivalent des pouvoirs d'un vice-roi, sur les pays, côtes et confins de la Cadie», du 40e au 46e degré de latitude Nord, ce qui englobe les territoires allant de Philadelphie jusqu'au Labrador, avec la charge d'y créer des établissements français, ce qui constitue le premier acte royal visant à établir une colonie française en Amérique. Le sieur de Mons fait équiper deux navires, soit la Bonne-Renommée et le Don-de-Dieu. Samuel de Champlain fait partie du voyage à titre d'explorateur et de cartographe. Comptant aussi une soixantaine de colons en plus des membres d'équipage, les deux navires prennent la mer au début avril 1604.

Les Français arrivent au cap de La Hève (près de l'actuel Lunenburg, en Nouvelle-Écosse) au début de mai. En quête d'un lieu où s'installer, ils découvrent différents endroits intéressants (dont Port-Royal), mais décident, le 26 juin, d'établir une habitation dans l'île Sainte-Croix, à la frontière du Maine et du Nouveau-Brunswick. Ils y érigent des bâtiments préfabriqués spécialement apportés de France et y passent un premier hiver. Soumise aux rigueurs insoupçonnées du climat, éprouvant des difficultés de ravitaillement et affligée par le scorbut, l'expédition subit de lourdes pertes: près de la moitié de ses membres ne survivent pas à l'hiver de 1604-1605.

Au cours de l'été 1605, de Mons et ses hommes démontent quelques bâtiments et les transportent de l'île Sainte-Croix à Port-Royal, de l'autre côté de la baie Française (baie de Fundy), dont le site semble plus favorable à la création d'une colonie. Les Français restent à Port-Royal jusqu'en 1607, année où l'expédition est contrainte de rentrer en France. Bien que temporairement inoccupé à quelques reprises jusqu'en 1635, Port-Royal deviendra le foyer du peuplement français en Acadie.

À l'automne de 1606, Champlain fonde l'Ordre du Bon Temps, le premier organisme social en Acadie et en Amérique, afin d'agrémenter les soirées et de mieux tromper l'ennui au cours du long hiver qui s'annonce. À tour de rôle, chaque gentilhomme est chargé du repas et organise la soirée au cours de laquelle on chante et on joue de la musique. Marc Lescarbot, poète et écrivain, y présente la première pièce de théâtre en Amérique du Nord, Le théâtre de Neptune. Après son retour en France, en 1609, Lescarbot publie Histoire de la Nouvelle-France, premier récit historique ayant trait au futur Canada.

Le saviez-vous?

L'Ave Maris Stella fût choisie comme hymne national de l'Acadie en 1884 par un certain Pascal Poirier, membre de la délégation acadienne de la deuxième convention nationale tenue à Miscouche, à l'Île-du-Prince-Édouard la même année. La version originale étant en latin, la Société Nationale de l'Acadie lança en 1994 un concours invitant le public à créer une version française de l'Ave Maris Stella. C'est le texte de Jacinte Laforest, journaliste à La Voix acadienne (un hebdomadaire de l'Île-du-Prince-Édouard), qui remporta les honneurs. Cette version fut chantée pour la première fois lors du spectacle de clôture du premier Congrès mondial acadien, par l'auteure-compositeur-interprète Lina Boudreau.

L'Ave Maris Stella (adaptation en français) :

Ave Maris Stella,
Dei Mater Alma,
Atque Semper Virgo
Felix Coeli Porta (bis)

Acadie ma patrie
À ton nom, je me lie,
Ma vie, ma foi sont à toi
Tu me protégeras. (bis)

Acadie ma patrie (mon pays)
Ma terre et mon défi
De près, de loin tu me tiens
Mon coeur est acadien (bis)

Acadie, ma patrie
Ton histoire, je la vis
La fierté, je te la dois
En l'avenir, je crois (bis)

Ave Marie Stella
Dei Mater Alma
Atque Semper Virgo
Felix Coeli Porta (bis)

 
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  Mise à jour :   2007-01-18